Mercredi 23 novembre 2011
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Ci-dessous des documentaires adultes acquis dernièrement qui font l'actualité :
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CLOSETS, François :
L'échéance : Français, vous n'avez encore rien vu.
L’Échéance ! Nous y sommes, comme tous les pays surendettés. Mais nous ne voulons rien voir. La pression des marchés financiers fera voler en éclats les programmes
électoraux et imposera une tout autre politique. Pas d’illusions, elle exigera « du sang, de la sueur et des larmes ». Ce peut être l’occasion de redresser la France comme en 1945.
Deux crises se conjuguent : celle des finances publiques et celle de la finance privée. Elles forment ensemble une machine infernale qui étrangle la France.
Cette enquête implacable met en lumière les faits, souvent inconnus, les décisions oubliées et les comportements qui, pour la première fois de son histoire, ont ruiné
notre pays en temps de paix.
Nulle fatalité dans ce désastre. La mondialisation et la financiarisation sont les mêmes pour tous. D’où vient que la France ait moins bien résisté que la Suède, le
Canada, l’Allemagne et bien d’autres ?
Il va nous falloir prendre des décisions radicales, révolutionnaires parfois. Interdire les déficits et accroître l’investissement, surtaxer les hauts revenus et
contrôler les prestations sociales, briser l’économie de spéculation et soutenir l’économie réelle, défendre les droits des jeunes et pas seulement les droits acquis des aînés, imposer une
réglementation plus stricte à l’activité bancaire comme au droit de grève, renforcer les syndicats et favoriser les entrepreneurs… Bref, mener une politique de crise qui échappe à notre clivage
droite-gauche tout en empruntant à l’un et à l’autre.
Après avoir lu L’Échéance, vous ne pourrez plus en douter : nous n’avons de choix qu’entre une révolution culturelle et le chaos.
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PEAN, Pierre : La république des malettes
La démocratie est-elle en train de tuer la démocratie, à bas bruit ?
L’actualité a égrené depuis quinze ans des scandales politico-financiers sans que nous ne puissions en comprendre la logique, s’il devait même y en avoir une. Après plus d’un an d’enquête, au
cours de laquelle de très nombreux acteurs, jusqu’au sommet de l’État, ont accepté de lui parler, à condition que cela soit souvent en « off », Pierre Péan met au jour bien des aspects passés
inaperçus sur les activités dans les zones grises de l’État. Dans toutes ces affaires, un seul enjeu : constituer un « trésor de guerre », en vue de la campagne présidentielle suivante. À chaque
fois, il s’agit de tirer la manne des grands contrats civils ou militaires.
Le durcissement de la législation sur le financement des partis a accouché d’un monstre : désormais, la pratique des rétrocommissions est devenue la règle d’un certain commerce international
d’État. Cette « République des mallettes » a pris le pas sur l’État démocratique. Son fonctionnement et les décisions les plus stratégiques du pays semblent aiguillonnés, plutôt que par l’intérêt
national, par le souci de perpétuer ce système et de le rendre le plus fluide possible par la constitution d’une oligarchie restreinte occupant les postes « stratégiques » : à la tête des grandes
entreprises à capital public, à l’Élysée et dans les ministères régaliens. Une oligarchie pour qui l’argent est devenu roi.
À travers l’incroyable itinéraire de l’un des « facilitateurs » de ce système, personnage au passé des plus troubles, Pierre Péan démonte une à une les pièces d’un mécanisme qui, si nous n’y
prenons garde, finira par ronger le système démocratique français, comme c’est déjà le cas en Russie ou en Italie.
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ESCANDE, Robert : Médecin, quand reviendras-tu
?
Ce roman a le goût de la réalité, du réalisme sauvage et dérangeant... et nous fait passer du rire aux larmes devant le triste tableau des conditions d exercice d un métier sans concessions.
Il n est pas possible d ignorer alors que son auteur est médecin lui-même ! Il nous révèle un monde de souffrance et d espérance, le tout écrasé par une dictature administrative que nous ne
soupçonnions pas. Il nous pousse à nous révolter contre cette entreprise de démolition de la médecine libérale, qui, autrefois, faisait la fierté de notre spécificité française, tout comme les
libertés individuelles, de plus en plus menacées par un état devenu difficilement supportable. Bien entendu, les noms des lieux et des personnages sont fictifs pour respecter le secret médical :
« Toute ressemblance avec des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite ». On peut toujours essayer de se rassurer avec un : « Ça n est pas près d'arriver en France !
».